Activité physique et santé

Quelles définitions ?

Définition de la santé

Un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

OMS, 1946

Définition de l’activité physique (AP)

L’AP est définie ici comme « tout mouvement corporel produit par contraction des muscles squelettiques entraînant une augmentation de la dépense énergétique par rapport à la dépense énergétique de repos » (Caspersen et al., 1985). L’AP regroupe l’ensemble des activités qui peuvent être pratiquées dans différents contextes, en poursuivant des objectifs variés (utilitaires, sanitaires, sociaux, etc.). Les principaux contextes de pratique d’AP sont le travail, les transports, les activités domestiques et les loisirs. Ces derniers incluent l’exercice, le sport et l’AP de loisir non structurée.

ANSES, 2016

Le sport, tel qu’il est entendu par le grand public, représente l’ensemble des activités de loisirs cités précédemment et ne se limite pas seulement aux activités physiques codifiées et institutionnalisées pouvant donner lieu à des compétition. Je parlerais donc de « sport » et d’« activité physique » sans différencier ses termes.

Niveau d’activité physique recommandé VS baromètre français

18-64 ans

Pour les adultes de cette classe d’âge, l’activité physique englobe notamment les activités récréatives ou les loisirs, les déplacements (par exemple la marche ou le vélo), les activités professionnelles (par exemple le travail), les tâches ménagères, le jeu, les sports ou l’exercice planifié, dans le contexte quotidien, familial ou communautaire. Pour améliorer l’endurance cardio-respiratoire, la forme musculaire et l’état osseux et réduire le risque de maladies non transmissibles et de dépression, il est recommandé ce qui suit :

1 Les adultes âgés de 18 à 64 ans devraient pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.

2 L’activité d’endurance devrait être pratiquée par périodes d’au moins 10 minutes.

3 Pour pouvoir en retirer des bénéfices supplémentaires sur le plan de la santé, les adultes de cette classe d’âge devraient augmenter la durée de leur activité d’endurance d’intensité modérée de façon à atteindre 300 minutes par semaine ou pratiquer 150 minutes par semaine d’activité d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente d’activité d’intensité modérée et soutenue.

4 Des exercices de renforcement musculaire faisant intervenir les principaux groupes musculaires devraient être pratiqués au moins deux jours par semaine.

65 ans et plus

Même recommandations que pour les 18-64ans plus :

5 Les adultes de cette classe d’âge dont la mobilité est réduite devraient pratiquer une activité physique visant à améliorer l’équilibre et à prévenir les chutes au moins trois jours par semaine.

6 Lorsque des personnes âgées ne peuvent pas pratiquer la quantité recommandée d’activité physique en raison de leur état de santé, elles devraient être aussi actives physiquement que leurs capacités et leur état le leur permettent.

5-17 ans

Pour les enfants et jeunes gens de cette classe d’âge, il est recommandé ce qui suit :

1 Les enfants et jeunes gens de 5 à 17 ans devraient accumuler au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue.

2 La pratique d’une activité physique pendant plus de 60 minutes par jour apportera un bénéfice supplémentaire pour la santé.

3 L’activité physique quotidienne devrait être essentiellement une activité d’endurance. Des activités d’intensité soutenue, notamment celles qui renforcent le système musculaire et l’état osseux, devraient être incorporées, au moins trois fois par semaine.

OMS, 2010

Baromètre français

Les études montrent que, pour les adultes, moins de 37 % d’entre eux et moins de 32 % des personnes âgées de plus de 65 ans sont suffisamment actifs. Moins de 34 % des enfants âgés de moins de 11 ans pratiquent une AP quotidienne, et moins de 50 % des enfants pratiquent quotidiennement des jeux de plein air. Les adolescents de 11 à 14 ans sont 12 % à pratiquer quotidiennement 60 min d’AP d’intensité au moins modérée ; 43 % des adolescents de 15 à 17 ans pratiquent au moins 30 minutes d’AP d’intensité modérée à élevée.

En l’état des connaissances disponibles, quelles que soient les tranches d’âge, l’AP de la population est donc considérée insuffisante au regard des recommandations internationales (OMS, 2010).

ANSES, 2016

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Principaux effets bénéfiques d’un mode de vie actif sur la santé

Mortalité générale

réduction de la mortalité précoce de 29 à 41 % selon les études

– une pratique quotidienne de 15 min pourrait déjà diminuer le risque de 14 %

Diabète de type 2

élément majeur pour prévenir ou retarder la survenue d’un diabète de type 2

– chez les sujets insulinorésistants, l’activité physique est associée à une amélioration significative de la tolérance au glucose

Obésité

diminue le risque de surpoids, d’obésité et de complications cardiométaboliques

Pathologies cardio-vasculaires

diminution de 20 à 50 % du risque de pathologie coronarienne et de près de 60 % du risque de survenue d’accident vasculaire

Cancers

diminution du risque de cancer du côlon (de l’ordre de 25 %), du cancer du sein (diminution de 10 à 27 %), de l’endomètre et du poumon

Maladies respiratoires

– prévention du risque de bronchopneumopathie chronique obstructive.

– limite l’altération des marqueurs fonctionnels considérés comme précurseurs de bronchopneumopathie chronique obstructive.

Maladies ostéoarticulaires

la pratique d’AP à impact (par exemple course et sauts) est associée à une moindre diminution de la masse osseuse et à un moindre risque de fractures ostéoporotiques.

– la combinaison d’AP à impact et de renforcement musculaire est nécessaire pour diminuer le nombre de fractures

– les activités dynamiques en charge, d’intensité modérée à élevée, sans impact important, pourraient avoir un effet positif sur le cartilage.

Pathologies neurodégénératives

diminution de l’incidence de la maladie d’Alzheimer (jusqu’à 45 %), avec une relation dose-réponse

– diminution de l’incidence de la maladie de Parkinson

Santé mentale et qualité de vie

réduction du risque d’état de stress psychologique, et de ses principales conséquences cliniques, des états d’anxiété et de dépression.

ANSES, 2016

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